Notre Dame des Landes : résistance ! Soutien aux grévistes de la faim


A Michel Tarin et Marcel Thébault, paysans à Notre Dame des Landes menacés d’expropriation pour la construction d’un nouvel aéroport, en grève de la faim depuis le 11 avril,
Et Françoise Verchère, conseillère générale, coprésidente du Collectif d’élu-e-s opposés à la réalisation du nouvel aéroport, CéDéPa, responsable du Parti de Gauche

Paris le 18 avril 2012

Chers ami-e-s ,

C’est avec gravité et une solidarité entière que, jour après jour - et avec l’aide des Alternatifs de Loire Atlantique -, nous suivons la mobilisation qui accompagne la grève de la faim que vous avez débutée depuis déjà plus d’une semaine et que Françoise a rejoint hier.

En prenant cette décision personnelle, vous avez choisi, à la veille des échéances électorales, d’aider à la prise de conscience et au développement de la résistance collective face à la multinationale Vinci et aux promoteurs d’un projet absurde et inutile.

Déclaration de Martine Leseur lors du meeting du Front de Gauche à Vannes


                                                                              Sans être membres du Front de Gauche , les Alternatifs Parti Mouvement , militant de la gauche alternative pour les solidarités, l'autogestion , le féminisme et l'écologie ,ont majoritairement décidé de soutenir la candidature de Jean Luc Mélenchon à l'élection Présidentielle, car celle-ci peut être le porte-voix de nos colères et de beaucoup de nos espoirs , dans une phase de convulsions économiques et de débats politiques aigus sur l'issue de la crise . Une candidature contre la résignation et contre la dictature de la finance et des agences de notation . Sa dynamique de campagne correspond à notre espoir que soit entendu une voix pour d'autre choix sociaux, économiques et écologiques..
Les Alternatifs considèrent que l'action politique ne se résume pas aux seules élections, même si elles sont un moment important de la vie politique .
Nous sommes partisans de l'union de toute la gauche de transformation sociale et écologique (celle qui a dit non au TCE ) et d'un rassemblement réunissant à égalité militants de la gauche de gauche ,syndicalistes, militants associatifs et citoyens engagés .
Ce rassemblement large pour lequel nous nous engageons passe par l'indépendance à l'égard du parti socialiste qui ne veut , au mieux , que corriger à la marge quelques excès du capitalisme .

Quimper : succès du meeting départemental de soutien à Jean Luc Mélenchon


350 personnes présentes, une ambiance chaleureuse et amicale. Le meeting départemental de soutien à la candidature Mélenchon a connu un beau succès ce vendredi soir à Quimper, malgré les manœuvres du Parti de Gauche finistérien et de la direction fédérale du PCF pour faire capoter cette manifestation en raison de l'accord conclu localement pour les Législatives avec le NPA (candidat PC, suppléante NPA avec le soutien des Alternatifs, de la GU, de la FASE et des nombreuses personnes "sans parti" qui se sont engagées dans le collectif de campagne). Des manoeuvres qui auront abouti au désistement en milieu de semaine d'André Chassaigne, l'un des intervenants nationaux pressentis, avec une fuite opportunément organisée dans la presse sur ledit désistement. On ne peut que regretter que Francis Sitel, qui devait représenter la GU, n'ait pu être présent au dernier moment. A noter qu'un nombre significatif de militant-e-s (PC, GU, FASE...) étaient venu-e-s du reste du département soutenir la démarche unitaire engagée sur Quimper (y compris les candidat-e-s et/ou suppléant-e-s de 6 des 7 autres circonscriptions législatives du Finistère).

Soutien aux deux paysans de Notre Dame des Landes menacés d'expulsion et en grève de la faim depuis le 10 avril


Depuis mardi dernier 10 avril, Michel Tarin, 64 ans, et Marcel Thébault, 54 ans, paysans à Notre Dame des Landes menacés d'expulsion pour la construction du nouvel aéroport, ont entamé une grève de la faim square Daviais à Nantes (entre la Place du Commerce et la Place de la Petite Hollande). Les Alternatifs, présents depuis le début de cette nouvelle mobilisation, appellent à développer la solidarité avec Michel et Marcel dans toute la Bretagne. Dès hier, les élu-e-s alternatifs de Nantes, Aline Chitelman, Louisette Guibert et Bertrand Vrain, ont remis le message de soutien ci-dessous à nous deux camarades.

Langues et cultures régionales : une richesse pour la France ! Les Alternatifs appellent à manifester samedi 31 mars à Quimper/Kemper

Les Alternatifs soutiennent le rassemblement en faveur des langues et cultures régionales organisé le samedi 31 Mars à Quimper. Pour les Alternatifs, la démocratie ne serait pas complète sans une prise en compte de ces langues et sans qu'une réponse politique soit apportée aux aspirations qui s'expriment dans ce domaine. 

Loin d'être un anachronisme folklorique, loin d'être une menace pour l'unité nationale, les langues et cultures régionales et minoritaires, tout comme les langues et cultures issues de l'immigration, enrichissent le patrimoine culturel de l'Hexagone. Composante de la réalité culturelle de la France, elles doivent pouvoir trouver leur pleine expression et leur possibilité de développement dans l'espace public, en particulier au sein des services publics de radio-télévision et de l'éducation.

C'est pourquoi, partisans résolus du plurilinguisme, les Alternatifs se prononcent pour la ratification par la France de la Charte du Conseil de l'Europe pour les langues régionales ou minoritaires.

Contre une centrale à gaz à Landivisiau , la mobilisation doit être totale !


Suite à l'annonce par le ministre de l'industrie du choix de Landivisiau comme site pour implanter une centrale à gaz à la pointe Bretagne, les Alternatifs condamnent la volonté du PS et de l'UMP de vouloir imposer sans concertation ce projet dans le département du Finistère. Pour répondre à l'enjeu énergétique breton, d'autres alternatives sont possibles. Mettons les en débat.


Cette centrale à gaz s'avère un projet coûteux, inutile et dangereux. Elle n'a comme intérêt que de répondre à des enjeux spéculatifs. Ne nous laissons pas berner. La campagne d'intoxication autour d'un black-out électrique qu'on nous agite sous le nez depuis des mois n'a d'autre objectif que de nous vendre l'acceptabilité de ce projet aberrant.


Les bretons avaient déjà dit non à une centrale nucléaire à Plogoff, refusons aujourd'hui une centrale à gaz à Landivisiau. Les Alternatifs appellent la population à rejoindre et renforcer la mobilisation  contre cette centrale à gaz qui ne doit pas se faire ni ici ni ailleurs !
Bonjour
Article paru dans Politis de ce jour.
Nos amis de Morlaix se sont inspirés de l'action de leurs grands frères de Quimper en investissant une séance du Conseil Municipal.
  Edouard

Lagassé vivra!



C'est une première victoire symbolique que les salariés de Lagassé Communications et Industries, ont remporté en obtenant du Tribunal de Commerce de Quimper qu'il prolonge de 4 mois la période d'observation de leur entreprise, implantée à Douarnenez, suite à sa mise en redressement judiciaire fin 2011. Un délai qui doit permettre la recherche de repreneurs susceptibles d'assurer la pérennité du site et le maintien des emplois.

Ce que vivent les travailleurs de Lagassé est emblématique des méthodes de voyous d'un patronat au cynisme sans bornes. L'entreprise est née au début des années 70, dans la foulée de la politique de décentralisation industrielle et d'aménagement du territoire de la période gaulliste qui a porté le développement des télécommunications et de la fameuse « vocation électronique de la Bretagne ». Elle a intégré le groupe Matra Communication au milieu des années 80 avant de subir une série de reventes à la découpe avec son lot de plans sociaux et de finir, pour partie, dans le giron d'EADS en 2000. Dans le cadre de son recentrage sur son « coeur de métier », comme disent si bien les capitalistes, c'est cette unité de production qu'EADS a revendu au groupe québécois Lagassé en 2005.

Cà n'empêche pas EADS de rester le principal client et donneur d'ordre du site douarneniste. Une situation qui fonde pleinement la revendication des salariés et de leurs organisations syndicales d'un retour au sein du groupe EADS. Quant au groupe Lagassé, drôle de groupe! avec son actionnaire unique, Louis Lagassé, notaire de son état et dont les pratiques ne sont pas sans rappeler celles d'un Tapie au petit pied. Entre 2005 et 2010, la trésorerie de l'entreprise douarneniste a été systématiquement siphonnée: 12 millions d'euros auraient été rapatriés vers la maison mère, sans compter 3 millions d'euros versés en garantie pour une filiale canadienne du groupe et la vente à hauteur de 6 millions d'euros des bâtiments achetés à EADS pour... l'euro symbolique! Ce n'est plus seulement de l'économie de casino mais çà sent l'escroquerie! Ainsi que le disait une des avocates des salariés à la sortie du tribunal de commerce, il faut que l'Etat français prenne « ses responsabilités pour que Louis Lagassé rende des comptes devant la justice » et nous ajoutons pour qu'il rende gorge.

En 2009, Douarnenez avait perdu 134 emplois avec la liquidation de l'unité locale du groupe Asteel Flash, issue elle même du démembrement de Matra Communication. Trois ans après, la quasi totalité n'a pas retrouvé d'emploi. Fin décembre, le Conseil des Prud'hommes de Quimper a condamné leur ancien patron à verser pour chaque salarié, dans le cadre d'une exécution provisoire, 20 000 € à 114 d'entre eux. Victoire symbolique, là encore (même si rien n'a encore été versé) et qui ne leur rendra pas un travail. Mais victoire qui montre qu'on peut combattre l'arrogance patronale avec succès. 
Avec 15 000 habitants, Douarnenez ne peut pas se permettre de perdre encore 250 emplois. La mobilisation de la population autour des travailleurs de Lagassé est fondamentale pour imposer une solution industrielle garante de l'avenir du site et de la préservation des postes de travail.

Avenir radieux, une fission française Douarnenez


C'est le titre du spectacle créé au printemps dernier par Nicolas Lambert, deuxième volet après "Elf, la pompe Afrique" de sa trilogie : "Bleu, Blanc Rouge, l'a-démocratie »; construit pour l'essentiel autour de propos réellement tenus sur la question du nucléaire, il croise à un rythme époustouflant la parole de citoyennes et citoyens, militants ou pas, celle des « spécialistes » de l'atome comme les discours des politiques.

Inspirée de choses entendues lors de débats organisés par la Commission Nationale du Débat Public sur l'éventualité de construire une centrale EPR à Penly, la première partie du spectacle se présente comme une controverse entre le point de vue des citoyens, les inquiétudes des riverains ou des élus locaux confrontés aux projets d'implantation de sites nucléaires et les certitudes des promoteurs de la filière atomique: Dirigeants d'EDF ou d'AREVA, grands corps de l'Etat ou représentants de l'Autorité de Sureté Nucléaire qui montre... qu'elle n'a strictement aucune autorité! La juxtaposition des propos des uns et des autres engendre un humour décalé dans un exercice qui rappelle fidèlement ce qu'on peut vivre lors des réunions d'information qui accompagnent les enquêtes publiques.

La deuxième partie constitue, quant à elle, un raccourci saisissant de l'histoire du nucléaire en France depuis les lendemains de la seconde guerre mondiale. La succession de morceaux choisis des discours gouvernementaux, de Mesmer à Sarkozy en passant par Giscard d'Estaing et Mauroy, est entrelardée d'extraits d'une interview, pleine de cynisme, donnée à un journaliste allemand par Pierre Guillaumat; Guillaumat, un ancien des services secrets de la France Libre qui fut placé à la tête du CEA au début des années 50 pour contrer l'influence de « pacifistes » comme Joliot-Curie. La pièce nous rappelle fort justement que la course à l'atome s'est poursuivie quelque soit la couleur politique des dirigeants du Pays. Elle nous rappelle aussi le lien entre nucléaire civil et nucléaire militaire, le rôle de la France dans la prolifération nucléaire: aide à Israël, à l'Iran du shah (affaire Eurodif)... On y apprend ainsi que la décision politique de construire la bombe atomique fut prise, quasiment de manière inavouée, sous Mendès-France, même si c'est De Gaulle qui en fut le maitre d'oeuvre.

Au dela du contenu de la pièce, il faut saluer la performance d'acteur de Nicolas Lambert jouant tour à tour une multitude de personnages, avec, s'agissant de nos dirigeants politiques, une capacité d'incarnation plus vraie que nature. A saluer aussi, l'accompagnement musical à la contrebasse qui ponctue le jeu du comédien. Vraiment, un spectacle ludique et pédagogique comme on voudrait en voir souvent. Donné devant près de 400 personnes à Douarnenez, à 40 kilomètres de Plogoff, il n'aura pas déçu les spectateurs dont certains étaient trop jeunes pour avoir participé à une des rares luttes antinucléaires victorieuses de ce Pays.

Abdoulaye Wade, demal* !‏

Les Alternatifs soutiennent les aspirations légitimes des forces démocratiques et de la jeunesse sénégalaise et demandent le départ d’Abdoulaye Wade. Il est plus que temps d’en finir avec les vestiges de la France-Afrique, les gouvernements corrompus et les démocraties relatives.
On peut, de loin, voir dans les manifestations sénégalaises, de « malheureuses tensions » pré-electorales dans une démocratie africaine indépendante. Il s’agit en fait des perpétuelles convulsions qu’entraînent un système corrompu et autoritaire qui depuis un demi-siècle confisque la démocratie sénégalaise au profit d’une petite caste défendant les intérêts entendus d’une bourgeoisie compradore, issue du colonialisme français et de plusieurs décennies de françafrique.
Depuis l’indépendance du Sénégal, trois chefs d’état se sont succédés sur un modèle identique. Tous trois issus du même groupe politique, formés par l’état français et peu enclins à laisser le peuple s’exprimer.D’abord Léopold Sédar Senghor, le « grand poète », pour reprendre la formule passe-partout, qui de 1945 à l’indépendance fut député français avant de devenir le premier président sénégalais. Senghor, qui décida d’engager une politique de grands travaux de l’état sénégalais destinés à rendre le pays souverain autonome et moderne, reléguant une partie du territoire « hors de l’histoire », hors de l’industrialisation, de l’électrification, de la création de réseaux routiers, destiné à devenir le grenier –arriéré- du Sénégal ; Senghor qui laissa les confréries mourides s’imposer comme le groupe d’influence religieux incontournable au Sénégal ; Senghor qui réprima violemment les mouvements sociaux ; Senghor, surtout, qui défendit avec âpreté les intérêts de l’état français au Sénégal. Pendant 5 mandats, le vieux Senghor étouffa l’espace public sénégalais, omniprésent dans les quelques médias nationaux (tous aux mains de son parti), façonnant le « débat démocratique » à sa convenance. Lors de son 5eme mandat, Senghor démissionne, après avoir été réélu, pour se garantir que le pouvoir resterait dans de bonnes mains, loin des dangers des caprices du suffrage universel. Après 20 ans de pouvoir, Senghor place Abdou Diouf, son ancien directeur de cabinet, son ancien ministre, son ancien Premier ministre, premier secrétaire du même Parti Socialiste. Et à son tour Diouf va tenir le pays, ses syndicats, ses médias, ses institutions. Et toujours Diouf saura mater les mouvements sociaux, la contestation d’une société qui continue à ne pas changer, à museler les médias, à s’arranger avec le système électoral pendant 19 ans. Enfin, en 2000, il est battu par Wade, à la tête d’une large coalition anti-Diouf. Les Sénégalais espèrent enfin la rupture avec l’ancien monde. Mais qu’est-ce qui pourrait changer ?
Comme Senghor et Diouf, Wade a fait ses études en France. Il est issu du même mouvement politique. C’est Senghor qui lui avait demandé de créer un parti libéral, le Parti démocratique Sénégalais, parce que le poète Senghor, il était comme ça : c’est lui qui décidait quel parti devait exister ou non. Et Wade a été le fidèle perdant de chaque présidentielle (en 78, 83, 88 et 93), idiot du système Senghor. Jusqu’à ce que le Poulidor des présidentielles sénégalaises gagne à son tour.
Qu’importe que Wade, candidat libéral, fût porté au pouvoir par une coalition COMPORTANT des partis communistes et d’extrême-gauche. Qu’importe qu’il promit privatisations et interventionnisme de l’état d’un même mouvement, baisses des dépenses publiques et augmentations des investissements étatiques en même temps. Wade avait promis d’en finir avec la concentration du pouvoir dans un même camp.
Las ! Wade n’a fait que remplacer le quotidien pro-gouvernemental par un nouveau quotidien progouvernemental, la radio officielle par une autre radio, remplacer les obligés du PS par ceux du PDS, réprimer contestations et mouvements sociaux et mettre en concurrence les entreprises françaises et les entreprises chinoises et américaines pour continuer à solder les ressources sénégalaises aux profits de groupes étrangers et d’une poignée de Sénégalais.
Et comme les autres, Wade ne supporte pas l’idée de ne rester au pouvoir que 12 ans. Depuis des mois, il tente de modifier le système électoral, voire de placer son fils Karim comme successeur, de tout faire pour rester en place.
Malgré la vigueur des mouvements sociaux - santé, eaux, électricité, enseignement - depuis 2008, rien ne change et Wade prétend être réélu lors de l’élection présidentielle du 26 février 2012, malgré l’inconstitutionnalité de sa candidature, et en interdisant la candidature de Youssou N’dour, le chanteur sénégalais dont la popularité faisait craindre à Wade une défaite de taille. Les Alternatifs se joignent à la coalition des associations, syndicats et partis réunis au sein du M23, Mouvement du 23 juin, pour réclamer des élections transparentes et démocratiques et la fin des violences policières contre les manifestants.
Trois morts ça suffit ! Deux mandats c’est assez, Wade, dégage !
* « Wade, dégage ! » en Wolof

La " TVA sociale " pour saper le financement de la protection sociale solidaire.

« Aujourd’hui, à l’échelle de l’Europe, pas un gouvernement … ne fait autre chose que cette politique que nous appelons ici la rigueur, pas un pays où l’exercice de l’État ne consiste pas à démonter l’État-providence, à réduire les dépenses publiques … Le mot rigueur est mal choisi. Le mot qu’il faudrait utiliser, c’est le mot « révolution » … Gauche ou droite au pouvoir, nous allons passer les années qui viennent à démonter pièce par pièce ce qui avait été monté depuis la Libération. Ça, c’est fini ! »
Ainsi s’exprimait Dominique Reynié (Fondation pour l’innovation politique, proche de l’UMP) le 14 novembre dernier. Nous sommes prévenus !

Et pour « démonter » la Sécurité Sociale et le système de protection sociale, le gouvernement ressort la TVA Sociale, rebaptisée TVA « anti-délocalisations », du rapport présenté par Éric Besson de 2007. En quoi consisterait la « TVA sociale » sinon à baisser les « cotisations sociales patronales », et à les remplacer par un impôt indirect. Impôt payé certes par tout le monde, mais qui, portant sur la consommation, frappe donc terriblement plus les classes populaires qui y engloutissent déjà plus de 11% de leurs dépenses obligatoires. La TVA finance actuellement 50% des dépenses de l’État, contre 19% apportés par l’impôt sur les revenus.

Il existe plusieurs scénarios pour cette « TVA sociale » et l’arbitrage devrait être prononcé fin janvier. Dans tous ceux-ci, la baisse des « cotisations sociales employeurs » sont compensées par la hausse de plusieurs points de la TVA. Le prétexte de cette « TVA sociale » est de relancer la compétitivité des entreprises en réduisant le coût du travail. Vue à court terme car c’est en partie à cause de ce projet que Standard and Poors a dégradé la note de la France . Ne nous trompons pas : le principe de la « TVA sociale » est là pour contribuer à saper le financement de la protection sociale solidaire, nous pousser vers les systèmes d’assurance marchande tout en faisant de multiples cadeaux au patronat.

De cette révolution là, nous ne voulons pas !

Commission Santé des Alternatifs


Julien DURAND vidéo

En fin d'année 2011, l'Agora a choisi de trainer ses guêtres à Notre-Dame-des-Landes, là où un combat s'organise depuis près de 40 ans contre un projet aéroportuaire jugé délirant. Objectif, réaliser un "DOCU-militant“ dans le but affiché de soutenir cette lutte.

Agora a rencontré des acteurs emblématiques de ce combat au quotidien et propose d'écouter ces entretiens très riches, qui en disent beaucoup sur les enjeux et l'intensité de l'engagement de ces acteurs.

1er entretien avec Julien DURAND, un historique de lutte, agriculteur retraité, membre de la Confédération paysanne, porte-parole de l'ACIPA, l'association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d'aéroport.

 cliquez ici:

http://www.dailymotion.com/video/xnxv1b_entretien-avec-julien-durand-nddl_news?start=1230#from=embediframe

«Comment le féminisme est-il parfois dévoyé à des fins racistes ?»

La commission féminisme des Alternatifs  vous invite à une  rencontre nationale les samedi 4 et dimanche 5 février. Le thème : «Comment le féminisme est-il parfois dévoyé à des fins racistes ?»

Problématique : Comment et par qui certaines valeurs comme le féminisme (ou la laïcité) peuvent être dévoyées au profit de politiques racistes ou pour stigmatiser certains quartiers ?

Local des Alternatifs 40 Rue de Malte, Paris 11ème,  du samedi de  10 h 30 à 18 h 30 et le dimanche de 9 h 30 à 13 heures .
Ces journées de réflexions sont ouvertes à tous et toutes, le samedi étant réservé plus particulièrement au débat et ouvert largement, le dimanche devrait plus concerner sur les militant-e-s alternatifs et consacré à l'élaboration de textes/communiqués précisant le positionnement des Alternatifs sur le sujet.

Saïd Bouamama sera présent le samedi toute la journée.
Des représentant-e-s de réseaux féministes seront également présent-e-s
La journée du samedi débutera à 10h30

Après une présentation des objectifs de ce week-end de réflexions, chacun, chacune pourra faire part de son questionnement auquel intervenant-e-s et participant-e-s ajouteront leurs propres réponses, analyses et points de vue.
 
Le repas sous forme de casse-croute, préparé par les camarades parisien-ne-s sera pris en commun dans les locaux. (participation financière demandée)

L’après-midi sera consacrée à l’approfondissement du thème général autour de grands axes
  • Quelles réalités concernant la situation des hommes et des femmes des quartiers populaires ?
  • Quelles incidences de notre histoire coloniale ?
  • Quelles pratiques culturelles ou religieuses  peuvent poser problème au féminisme ?
avec en perspective:
  • L’articulation indispensable des luttes féministes et anti-racistes.
La discussion reprendra le dimanche matin , dès 9h30, dans le but, entre autres, d’élaborer au sein de la commission féminisme des textes/communiqués issus des Alternatifs, à diffuser dans notre presse et dans les milieux intéressés et susceptibles d’apporter les réponses aux questions que l’actualité sociétale pose aux militant-e-s.

Plus les participant-e-s seront nombreuses et nombreux,  plus les débats seront riches et fructueux.

Merci de nous informer de votre venue , cela nous aidera pour l'organisation.

CONFERENCE DEBAT

FORUM SOCIAL du Morbihan 2012 SENE
AFPS 56 Vannes Samedi 28 janvier 16h30

LA QUESTION DE L’EAU DANS LE CONFLIT ISRAELO PALESTINIEN
Problème fondamental concernant l’eau dans cette région du monde : celui de sa répartition entre un « État dominateur et sûr de lui » (Charles de Gaulle) et une population dominée qui ne peut réaliser son légitime droit à l’autodétermination.

JACQUES FONTAINE CHERCHEUR EN GEOGRAPHIE, MEMBRE DU GROUPE DE L’AIN DE L’ASSOCIATION FRANCE PALESTINE SOLIDARITE (AFPS)

les forces militaires françaises et étrangères n'ont rien à faire en Afghanistan

4 militaires français viennent à nouveau de perdre la vie en Afghanistan, portant à 82 le nombre de victimes militaires françaises. Plusieurs autres militaires sont gravement blessés. Ces morts et ces blessés sont la conséquence de la décision de Sarkozy de s’aligner, en 2008, sur le président des Etats-Unis Bush en renforçant la présence militaire française dans ce pays.
 
Aujourd’hui le Président de la République, éclaboussé par tous ces morts, annonce qu'un départ anticipé des troupes françaises serait possible si la sécurité des militaires français n'est pas assurée par l'armée qu'ils sont sensés former.


Pour les Alternatifs, et depuis le début de l'intervention impériliste, les forces militaires françaises - et étrangères - n'ont rien à faire en Afghanistan. C'est largement parce qu'elles sont justement perçues comme des forces d'occupation que ces attentats meurtriers se multiplient. Et que les talibans ne cessent de se renforcer.


Pour les Alternatifs 44,  c’est sans délai et sans condition, que les troupes françaises doivent être rapatriées du bourbier Afghan où elles n’auraient jamais dû être envoyées.

Ecoute et dialogue citoyen ?


Aujourd’hui débutent à Nantes les trois journées de débats organisées, dans le cadre de l’élection présidentielle, par le Nouvel Obs, vaste happening avec pas moins de 40 tables rondes sur des sujets a priori forts intéressants. «Demain la France » en est le fil conducteur avec une série impressionnante d’intervenant-e-s (de «grosses pointures» diront certains) mais dont la caractéristique première est d’être tournées vers le PS. Sur la totalité des intervenant-e-s-e-s annoncés, pas moins de13 sont socialistes (dont une seule femme), 6 de la majorité présidentielle, 2 du MODEM, 2 d’EELV. Seuls Clémentine Autain (FASE), Nathalie Arthaud (LO) et Jean-Claude Mailly (FO) dénotent dans ce panel.

Bien sûr, les intervenant-e-s thématiques de la «société civile» sont souvent remarquables et même parfois impertinents mais il saute aux yeux que l’immense majorité des représentant-e-s politiques invités restent dans le «politiquement correct» des seuls partis d’alternances. Quasiment tous promteurs du «oui» au référendum sur le TCE, il est peu probable qu’ils s’affrontent sur le déni démocratique du Traité de Lisbonne (« l’Europe va-t-elle un jour dépasser les nationalismes ? » avec Jack Lang) ou sur la destruction des terres nourricières à Notre Dame des Landes (« A-t-on encore besoin de paysans ? » avec Corinne Lepage mais sans aucun syndicaliste paysan !) ou encore la RGPP («Moins de fonctionnaires pour sauver l’Etat », là, sans point d’interrogation, avec Jean-Claude Mailly. Et sans représentant du PS qui semble, par la voix de François Hollande, accepter la RGPP puisqu’il n’a pas prévu de revenir sur les suppressions de postes dans l’administration).

Après un long exposé sur l’histoire, les revirements argumentaires des porteurs de projet de Notre Dame des Landes, les données économiques, sociales et environnementales mais aussi politiques, exprimant l’alliance objective entre le PS et l’UMP sur cette question, force a été de constater que la synthèse de Jean-Luc Mélenchon a débouché sur une position à la fois offensive, le moratoire, et respectueuse de la démocratie, en fin de compte la parole au peuple, c'est-à-dire le référendum. A la légitimité des institutions, DUP (Déclaration d’Utilité Publique) de l’Etat et délibérations des collectivités territoriales, s’est affirmée une autre légitimité portée par les élu-e-s du CéDPA, l’association des élu-e-s qui doutent de la pertinence et s’opposent à la construction d’un nouvel aéroport.

Que ces deux légitimités s’affrontent n’est pas surprenant puisque les élu-e-s des conseils municipaux, généraux ou régionaux ont pour devoir de contrôler l’exécutif. Ce contre pouvoir, tout aussi légitime que celui des présidents élus par les Conseils, faut-il le rappeler, a permis de mettre à jour les falsifications de l’étude économique à la base de l’enquête publique de 2003. Le rapport du cabinet CE Delft a impressionné Jean-Luc Mélenchon, sidéré de voir toutes ces manipulations, erreurs, omissions ou manipulations. Tout autant sidéré des conditions de financement du projet, tant par les collectivités que par Vinci lui-même, ne prenant aucun risque avec ses emprunts cautionnés ou soumis à rentabilité à 2 chiffres pour ses actionnaires.

Toutes ces considérations peuvent être posées à côté des éditoriaux des Jean-Marc Ayrault et de Jacques Auxiette pour les journées du Nouvel Obs’. L’un cite le bel article 1 de notre Constitution et souhaite que ces valeurs « …renouvellent notre débat démocratique aujourd’hui miné par des peurs… ». Osons la question, l’argument asséné du soi-disant risque de survol de Nantes, n’est ce point aussi jouer sur la peur ? Rappelons que l’aéroport de Nantes est classé A pour la sécurité par la DGAC, c'est-à-dire le niveau le plus élevé.

Pour le pluralisme des débats également mentionné, on repassera, du moins pour le pluralisme politique ! L’autre cite « une organisation territoriale qui renforce l’efficacité de l’action publique … et … aussi la légitimité et la compréhension citoyenne ». Avec le blocage de tout débat sur le projet de Notre Dame des Landes, il y a bien besoin de revitaliser le débat citoyen, pas seulement dans la communication.

La position claire de Jean-Luc Mélenchon sur ce projet d’aéroport, réaffirmée par Martine Billard lors du meeting de samedi dernier, isole un peu plus les deux candidats pro-aéroport, que sont François Hollande et Nicolas Sarkozy. Quelle tristesse, pour nous Alternatifs, de devoir les mettre côte à côte !
shttp://www.dailymotion.com/video/xj8srl_alternatifs-manif-anti-nucleaire-11-0-611hotel-de-ville-paris_news

Pollueurs-payeurs ? Avec cette décision du Tribunal de Saint Nazaire, on reste loin du compte.


Le Tribunal correctionnel de Saint Nazaire vient de condamner le Groupe TOTAL à une amende de 300 000 euros pour la pollution de la Loire par 500 tonnes de fuel en provenance de sa raffinerie de Donges en mars 2008. A cette amende s’ajoutent 50 000 euros au titre de préjudice moral à la Région et au Conseil Général de Vendée et 20 000 euros à la Ligue de Protection des Oiseaux et à France Nature Environnement.

Pour les Alternatifs 44, l’importance de cette condamnation est très relative au regard de l’importance qu’a eu cette pollution et de son impact écologique.

Loin, très loin aussi, des 10,3 milliards de bénéfices réalisés par TOTAL en 2010. Et même moins de 10% des revenus annuels 2010 du PDG, Christophe de Margerie, annoncés à 3 015 000 euros (les données 2011 ne sont pas encore connues). Sans compter que le Groupe TOTAL échappe totalement à l’impôt sur les bénéfices !
Pollueurs-payeurs ? Avec cette décision du Tribunal de Saint Nazaire, on reste loin du compte.

6000 à Nantes avec Jean Luc Mélenchon

C’est peu dire que le meeting nantais de Jean-Luc Mélenchon a été un succès. Succès numérique d’abord, avec 6000 participant-e-s, quand les organisateurs en attendaient au plus 4000. Succès politique surtout, avec un public populaire à la fois attentif et enthousiaste aux propos du candidat des partis du Front de Gauche et des Alternatifs.

Dans la salle des centaines de drapeaux claquent, porteurs des forces unies dans cette campagne, Front de Gauche, PCF, Parti de Gauche, Gauche Unitaire et Alternatifs. Après un discours de Patrick Le Hyaric, Martine Billard, pour le PG, met clairement la campagne sous le signe de l’écologie, sans omettre d’affirmer son refus de la construction de l’aéroport de Notre Dame des landes. Puis c’est le tour de Jean-Luc Mélenchon, orateur efficace, tout à tour grave, drôle, enthousiaste. Il fustige les "daltons de l’austérité" dont « le plus petit est le plus méchant et la plus grande la plus bête ». Il cartonne efficacement Marine Le Pen, Bayrou et François hollande. Et surtout il explique, il convainc qu’une autre politique est nécessaire et possible. Il appelle chacun-e à résister, à ne plus baisser les yeux. Il appelle les salarié-e-s à prendre leurs outils en mains, défend et promeut les SCOP. « Prenez le pouvoir » Il Le public adhère, le public exulte, la salle s’enflamme.

Et nous, les militant-e-s alternatifs présents, sommes à l’unisson. Rien n’est gagné mais ce soir tout parait possible. Avec, à l’image de l’accueil chaleureux que nous ont donné les centaines de militants qui sont passés à notre stand, la certitude qu’une dynamique est à l’œuvre. Et qu’il faut tout faire pour l’amplifier, en sortant la campagne du carcan trop étroit des seules alliances des partis. Place au peuple, car aucun colmatage n’est possible, les citoyen-ne-s ne se sauveront qu’en substituant une alternative sociale, écologique et démocratique à un système en bout de course mais capable des pires folies. C’est la voie de la conscience de cet affrontement inéluctable que les élections présidentielles et législatives doivent préparer. C’est ce que doit permettre la campagne actuelle de Jean-Luc Mélenchon, tant par ses axes que par la convergence des forces de la gauche de transformation sociale.